THE MARTIAN : MATT DAMON MATE SON MONDE


The Martian poster

Seul Sur Mars mérite-t-il un article dithyrambique ? Ou aura-t-il plutôt une critique aussi peu élogieuse que celle de l’infâme Only God Forgives (que je n’ai jamais écrite car ça sous-entendrait revoir ce film et ça, c’est juste impossible) ? Réponse, garantie sans spoiler, tout de suite.


The Martian groupe

Seul Sur Mars est l’histoire (vraie ?) d’un mec laissé pour mort sur Mars, qui va devoir se débrouiller seul en espérant qu’on vienne le chercher (le titre français est donc beaucoup plus explicite que le titre original, sûrement car tout le monde nous prend pour des gros cons, et que si on allait voir un film intitulé The Martian on s’attendrait tous à voir des petits hommes verts). Ses copains sont partis sans lui et comme il se trouve à des millions de kilomètres, ils peuvent pas juste faire demi-tour comme quand on oublie son téléphone à l’appart et qu’on s’en rend compte une fois en bas des escaliers. Je ne raconterai rien de plus.

Concernant le casting, on a un Matt Damon plutôt cool. Mais il y a surtout une palanquée de seconds rôles inutiles joués par des acteurs à forte notoriété mais dont les capacités sont sous-exploités. Michael Peña bien sûr, le traditionnel mexicain rigolo qu’on voit que trois fois dans tous ses films. Ensuite, ils se sont dit qu’il leur fallait un mec pour jouer le président de la NASA qui fait des déclarations publics aux journalistes. Donc ils ont pris Jeff Daniels, après tout il a l’habitude de parler aux caméras dans The Newsroom. Mais qu’est-ce que vient foutre Donald Glover aka Childish Gambino ici ? Mon hypothèse : Troy étant jaloux du rôle d’Abed dans Captain America 2, il a voulu lui aussi participer à une grosse production pour prouver qu’il n’est pas qu’un personnage de Community (et un rappeur moyen, oups désolé). On se demande aussi qu’est-ce Boromir branle dans ce film, puis on a la réponse. Du fan service, certes, mais de qualité.

The Martian beuh

Sorte de Robinson Crusoé sur Mars, le film a parfois des airs de reportage sur la survie en milieu hostile façon Man Vs Wild. Chose que j’ai adoré, étant moi-même un grand amateur de Minecraft. Malheureusement, dès qu’on bascule sur ce qui se passe sur Terre, c’est de suite beaucoup plus du déjà-vu. Puis le principal défaut du film, c’est qu’on n’a pas le temps d’angoisser sur un problème qu’il est déjà résolu. L’instinct de survie est supposé être mis en avant, en nous montrant tout ce qu’un homme est prêt à endurer pour ne pas mourir, mais ça reste très léger, 127 Heures fait bien mieux avec beaucoup moins. Puis tout va un peu trop vite, et c’est un peu trop facile. Et le héros ne donne pas l’impression de perdre la boule, ce qui devrait pourtant lui arriver à force d’être tout seul (Tom Hanks et Will Smith le savent bien). Heureusement qu’il y a pas mal d’humour pour faire passer tout ça.

The Martian Rover

Alors j’avais envie de vendre du rêve en disant à quel point ce film est génial, ou de le démonter outrageusement pour faire rire la collégienne de 16 ans, mais je ne peux faire aucun des deux. C’est un bon divertissement, sans être non plus magnifique. En découvrant le synopsis, j’ai de suite imaginé à quel point on pourrait aller loin. Mais le film a choisi un scénario simple et court. J’aurais, sans prétention, certainement fait mieux (je parle juste de pondre une histoire plus palpitante, pas de réaliser un film de 108 millions de dollars). C’est ce qui m’a surpris venant de Ridley Scott, car le mec a quand même fait Alien, Gladiator, Hannibal, American Gangster, Prometheus… Enfin c’est pas grave, Alien Paradise Lost (Prometheus 2) sera certainement plus marquant.

Conclusion : à voir un dimanche soir où Zone Interdite ferait une émission spéciale qui ne serait pas sur les putes.


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