LE KARMA EST UNE CHIENNE


Earl & Friends

Encore et toujours plus soucieux de proposer un vrai travail journalistique à ses lecteurs, Sodosopa.fr a demandé à un de ses meilleurs éléments d’enquêter sur le karma. Mythe de babas cool aux pétards aussi gros que leurs dreadlocks, ou réalité ? Notre Extrem Reporter vous dit tout.


Quand le rédacteur en chef de Sodosopa.fr m’a proposé de choisir parmi trois articles différents, j’ai pas hésité. Il m’a convoqué dans son bureau un lundi matin, et ça m’a vraiment foutu les jetons. J’ai cru qu’il avait compris que j’étais celui qui pissait sur la poignée de sa bagnole tous les soirs en quittant le parking. Et j’étais vraiment pas prêt à me défendre : j’étais mal réveillé, encore un peu bourré de la veille, et je venais de pisser sur sa caisse en arrivant. C’était pas le moment pour moi d’être licencié, j’avais tout juste pris un petit appart et un gros crédit que je comptais bien léguer à mes gosses (le crédit, pas l’appart). Mais finalement, il voulait juste me proposer de choisir un sujet d’article. Il y avait : Le karma existe-t-il ? L’huile d’olive peut-elle servir de shampoing ? Vaut-il mieux écouter un raciste cruel que Patrick Bruel ? Evidemment, la réponse à ces questions est OUI. Mais il fallait développer, et comme j’avais pas envie de me flinguer les cheveux, ni les oreilles, j’ai choisi le karma.

Pour cet article, j’ai dû d’abord taper karma dans Google pour vérifier ce que c’était. J’ai bien fait, car je confondais avec le projet fictif dont ils parlent dans Lost. Aucun rapport, dans le karma y a pas d’île qui voyage dans le temps, juste des putain d’Indiens (ceux qui se lavent dans le Gange, pas ceux avec les plumes dans le cul). Alors les croyances sont différentes selon les Hindous, les Bouddhistes, les Sikhs, ou les Jaïns. Mais en gros, le principe c’est qu’on récolte ce que l’on sème. C’est assez simpliste quand même. Pas la peine de s’allonger sur des clous pour comprendre ça.

You make me Sikh

Mais c’est pas en interrogeant des baiseurs de serpents qu’on allait avoir une version objective des choses. Mon enquête m’a d’abord mené à la Fac de Lettres d’Aix-en-Provence. En voyant tous ses élèves, j’ai compris pourquoi Médecine et Droit sont les plus prisés. Qui rêve de passer plusieurs années enfermés dans la même classe que des mecs qui ne s’habillent que dans des fricheries roumaines ? J’ai rapidement questionné celui qui semblait le moins sale de tous, bien que son prénom sortait tout droit d’un caniveau. Gwenael, donc, m’a dit : « Moi, le karma, j’y crois. Un jour, j’ai mal agi en disant que BHL n’était pas un philosophe du niveau de Platon. Bon j’étais en première année, j’étais pas encore expert en philo. Beh figurez-vous que le lendemain, j’ai perdu mes feuilles à rouler. J’ai passé une journée horrible, j’ai dû acheter des cigarettes toutes prêtes. Depuis, je crois au karma. Et je sais que BHL est un meilleur philosophe que ces tafioles de l’antiquité. »

L’exemple de Gwenael ne manquait pas de pertinence, mais il me fallait une anecdote plus célèbre pour mon article. J’ai donc réussi, après avoir donné de ma personne à bon nombre d’attachées de presse, à obtenir l’interview d’un ex-président du FMI. Mais pour des raisons de respect de sa vie privée, nous l’appellerons uniquement par ses initiales. DSK m’a donc confié : « Le karma, c’est de la merde. J’ai vécu toute ma vie à aimer mon prochain, à grimper les marches politiques une par une, j’allais être Président de la République bordel. Et juste la seule et unique fois où je viole une femme de ménage, je dois dire adieu à mon rêve d’investiture ? Putain, ça me casse les couilles le karma ! Allé viens, on va baiser des putes, c’est ma tournée. »

C’était clair que le karma punitif existait bel et bien, mais qu’en était-il du karma qui récompense les bonnes actions ? Il me fallait encore trouver des réponses. Et c’est en Afrique du Sud que je suis allé les chercher. J’ai été à la rencontre du célèbre athlète Oscar Pistorius. Voici son récit : « Le karma ? Bien sûr qu’il existe. Ma mère était en fac de socio quand elle était enceinte de moi, du coup au lieu de réviser, c’était pétard de beuh sur pétard de beuh. Le karma l’a punie en me faisant naître sans jambe. Mais moi, j’ai toujours été gentil avec tout le monde, du coup le karma m’a permis de devenir un grand champion d’athlétisme. Le karma sait récompenser les bonnes personnes. C’est parce que j’en suis une que j’ai pu sortir avec un mannequin, alors que j’ai des jambes en plastoc. En même temps, un mannequin attiré par le plastique, c’est pas étonnant ahah ! Désolé, c’est une blague que je faisais souvent en prison. Ah beh tiens, parlons-en de ça. Pour la Saint-Valentin, elle m’a fait chier toute la soirée pour qu’on regarde The Notebook. Une vraie plaie cette meuf. J’ai fini par céder mais je me suis vite endormi et on a pas baisé, j’étais dégouté. Du coup, le karma l’a punie de quatre balles dans la gueule. Alors oui, il s’est servi de moi pour l’atteindre, mais j’y suis pour rien, je croyais que c’était un cambrioleur. Vous savez en Afrique du Sud, les cambrioleuses blondes en talons aiguilles c’est les plus dangereuses, donc j’ai pas hésité à vider le chargeur. Mais le karma sait que je suis innocent, c’est pour ça qu’aujourdhui je suis sorti de taule et on peut tranquillement faire cette interview dans mon jacuzzi. D’ailleurs faut qu’on sorte, j’ai les genoux qui vont commencer à rouiller. »

Innocent

On peut faire mille fois le tour du monde, on verra systématiquement le karma présent dans la vie de tous. Chaque action entraîne une réaction, on s’en doute bien. Mais ce que les bouffeurs de riz tandoori essaient de nous faire comprendre, c’est qu’en faisant de bonnes actions, on pourra se réincarner en vache. Ça c’est plutôt badass !


A mon retour en France, j’ai mis en page mon article mais avant de le publier, je me suis rendu compte qu’il manquait quelque chose : une vision féminine. J’ai donc interrogé une proche de mon entourage dont seul le nom a été changé pour conserver son anonymat. Interview 100% authentique.

1446504517333-2

Madison Ivy réclamant une fellation.

Moi : Bonjour Madison Ivy. Pourquoi est-ce que tu crois au karma ?

Madison Ivy : J’y crois parce que plusieurs fois dans ma vie j’y ai été confrontée, que ce soit pour moi ou pour les autres. À chaque fois que tu fais quelque chose de mal, la vie te le rend en mal, et vice versa. Tu peux pas lutter.

Moi : Donc est-ce que tu penses qu’en faisant le bien on est aussi récompensé ? Parce qu’il y a beaucoup de gens qui ont une vie horrible, qui naissent avec des maladies et vivent un enfer, alors qu’ils n’ont jamais rien fait de mal.

Madison Ivy : Oui, le karma c’est pas que négatif. Le but, c’est que quand t’as compris que ce putain de truc pouvait te pourrir la vie, tu essayes d’être une meilleure personne et tentes des actions positives et sincères. Ça marche pas à tous les coups, mais au moins tu culpabilises moins. Pour les malades j’en sais rien, il y a peut-être des personnes mal intentionnées dans leur entourage et ça retombe sur eux. Le karma a un putain de réseau, c’est pire que LinkedIn le truc.

Moi : Du coup tu penses que le karma serait en fait une invention des Illuminati, ou des Reptiliens ? Ou est-ce que tu crois plutôt en un Dieu, peu importe lequel ?

Madison Ivy : Non, juste une invention des hommes pour justifier leur vie de merde. On s’en branle un peu de qui l’a inventé. Nous, les dieux, ou les mecs d’une secte. Même toi je suis sûre que tu y crois un peu. Et tu devrais arrêter de tacler les homos, il va t’arriver des bricoles. Le karma veille !

Moi : Est-ce que tu peux donner un exemple de ce qui t’ait arrivé pour qu’on comprenne le karma ?

Madison Ivy : Non connard, je vais pas raconter ma vie intime sur ton blog de merde je te l’ai déjà dit. Je veux une autre interview.


Article sponsorisé par My Name Is Earl. Sodosopa.fr premier site bi-curieux de France.

 

Mets un commentaire si t'en as une grosse.