UNIVERSAL SOLDIER


Universal Soldier. 1992. Jean-Claude Van Damme. Dans ta gueule.US

Vietnam. 1969. C’est la guerre. Il fait nuit mais ceux qui ont fait le film s’en branlent, ils veulent être sûrs qu’on voit le fantastique jeu d’acteur de Jean-Claude Van Damme (que l’on nommera dès à présent JCVD) alors ils ont mis quelques torches qui ne s’éteignent jamais même sous la pluie (probablement les mêmes que dans Lost) et surtout des projo de 50000 gigawatts cachés ça et là. Immersion en forêt tropicale garantie. On découvre donc JCVD en soldat effrayé par les explosions alentour. Il retrouve tout son bataillon décimé, à l’exception de son sergent. Ce dernier, probablement épuisé par la guerre et la bouffe chinoise, a décidé de buter tous ses copains et de couper leurs oreilles pour les enfiler sur une cordelette afin de réaliser un collier qu’il porte gracieusement (ce qui n’était pas gagné d’avance car les colliers d’oreilles s’accordent très mal avec le vert kaki des uniformes).

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Au cas où ma coiffure punk, le sang sur mon visage, et le collier d’oreilles coupées ne sont pas assez clairs : c’est moi le méchant du film.

JCVD est abasourdi, son visage transpire d’émotions en tout genre, exceptée celle qu’il faudrait jouer. Il dit à son supérieur que tuer des gentils c’est pas bien, et qu’il est temps de rentrer à la maison. Mais le sergent ne l’entend pas de cette oreille (LOL) car selon lui, rentrer à la maison c’est fuir, et fuir c’est pour les tapettes, et les tapettes c’est les Viets. Il demande alors à JCVD de buter du niakoué pour prouver qu’il n’est pas des leurs. Ça tombe bien, il en avait justement un couple sous la main. Mais rancunier d’avoir dû bouffer du labrador depuis des semaines, il ne peut s’empêcher de buter lui-même le mari. JCVD, choqué, le pousse et aide la femme à s’enfuir. Mais le sergent se relève et la bute. Comment ? D’une grenade pardi ! On a la moitié du budget réservé pour les explosions, faut en caler le plus possible. JCVD décide alors d’arrêter d’être une pédale et plante sa baïonnette dans le ventre de son chef, qui du coup ne meurs pas instantanément et en profite pour lui tirer dessus en retour, ce qui provoque des spasmes dans les mains de JCVD qui se met à lui tirer aussi dessus (chose par quoi il aurait mieux fait de commencer). Les deux meurt simultanément et, bien entendu, en slow motion. Au petit jour (c’est à dire avec le même éclairage, mais sans les torches pour faire croire qu’il fait nuit) les renforts arrivent et embarquent les corps des deux soldats pour les mettre dans la glace.

Desert du Nevada. De nos jours. Il faut savoir que de nos jours, c’est au moment où est sorti le film (1992), donc faut pas s’étonner si l’armée utilise des écrans pas plats, pas tactiles, pas très colorés, et si tout le monde a le même tailleur que Vincent Lagaf. Un avion atterri au milieu de rien et un camping-car en sort avec à l’intérieur l’arme secrète que l’on déploie pour sauver le monde quand y a embrouille : les Universal Soldiers. Cette fois-ci, des vilains méchants ont pris un barrage en otage. Oui oui, c’est possible. Apparemment y a des gens qui aiment bien visiter des barrages, et y a des gens qui aiment encore plus les prendre en otage et les exécuter toutes les heures jusqu’a que… beh on sait pas trop, on a aucune idée de qui ils sont et de ce qu’ils veulent vraiment, mais pourquoi s’y attarder puisque JC putain de VD va tous les flinguer avant qu’ils aient pu prononcer une seule réplique. Mais JCVD n’est pas mort y a 20 ans ? Comment ça se fait qu’il soit dans le camping-car de l’armée, toujours aussi jeune et totalement non décédé ? Mystère. Ou plutôt pas le temps de donner des explications, il faut qu’on déploie les troupes de super soldats dans la flotte pour qu’ils remontent le fleuve à la nage, car ils ont sûrement coûté une blinde donc autant les rentabiliser, puis si y a moyens d’économiser l’essence des bateaux, c’est tout bénef pour le Ministère de la Défense.

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Un acteur qui ne se fait pas d’illusion sur sa carrière.

Arrive à proximité du barrage une journaliste qui vient pour commenter en direct la prise d’otage (ce qui ne dure pas plus d’une seconde étant donné que personne ne sait pourquoi les mecs ont pris en otage des gens dans un putain de barrage). Une fois son intervention finie, son patron la vire. Pourquoi ? On sait pas non plus, mais après coup on comprend que c’est pour qu’elle déclenche l’élément perturbateur du film, mais les scénaristes n’avaient pas le temps de trouver une excuse potable, ils étaient déjà bien trop occupés à essayer de comprendre qu’est-ce qui s’était passé dans leur carrière pour en arriver là. Pendant ce temps, JCVD et son ancien sergent bute tout le monde plus facilement que dans le mode solo d’un Call of Duty. Mais en fin de mission, la mémoire effacée de JCVD ressurgit en voyant une otage chinoise chialer devant lui (il avait pourtant la mémoire bridée, LOL) se rappelant ainsi que son sergent était un sale fils de pute.

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Ça se tient.

La journaliste fraîchement chômeuse n’a pas l’intention d’aller au Pôle Emploi, surtout qu’elle a oublié de s’actualiser et qu’il faut qu’elle refasse tout son dossier. Les files d’attente et les rendez-vous inutiles, très peu pour elle. Elle préfère chercher un scoop pour récupérer son taf, ce qui permettra par la même occasion d’amener l’élément déclencheur au film qui, pour l’instant, est aussi intéressant qu’une interview d’après match d’un footballeur (« L’important c’est les 3 points. On prend les matchs les uns après les autres. Maintenant faut se concentrer sur le prochain. »). Elle va donc le soir même au milieu du désert, là où l’avion et le camping-car se sont garés, et y accède sans souci étant donné que c’est une zone militaire ultra sécurisée protégée par aucun grillage, aucun garde, et aucune caméra. Dans le camping-car, les Universal Soldiers se font refroidir (littéralement, c’est la technique pour les recharger). JCVD se fait également laver le cerveau pour rétablir son obéissance au maximum, histoire qu’il arrête de baliser dès qu’on lui sert du riz cantonnais. La journaliste s’approche du camps, prends des photos compromettantes, se fait remarquer, part en courant rejoindre son pote qui l’attendait dans la voiture, blablabla on connaît déjà tout ça. Ce qui est original en revanche, c’est la course poursuite qui s’ensuit. Elle dure très exactement deux secondes. Pourquoi ? Parce que le copain de la journaliste roule sur le premier tremplin qu’il voit. Un tremplin. Au milieu du désert. Ouais, on en est là… Les Universal Soldiers les sortent de ce qui reste de la voiture, mais le sergent pète les plombs comme en 69 et flingue le pote journaliste. On serait tenté d’être attristé mais on ne le connaît que depuis 10 secondes, et l’ensemble de ses répliques tiennent sur moins de pages qu’il y en a dans un livre d’Amélie Nothomb. Difficile de s’être attaché à ce mec. En voyant ça, JCVD a un nouveau flashback, et sauve la fille en s’enfuyant avec.

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GTA V – Saut unique #51.

Dans leur fuite (façon de parler, personne ne les poursuit), ils tombent en panne d’essence. JCVD se met donc à pousser la voiture car ça va visiblement plus vite que de marcher, puis il faut justifier le fait que c’est un super soldat qui parle comme un robot (qui lui-même justifie le fait que c’est pas grave s’il joue mal puisque c’est le rôle qui veut ça). La journaliste, elle, a totalement oublié que son pote, qui était prêt à risquer sa vie pour qu’elle retrouve son job de merde, est mort une heure plus tôt. La station service où ils arrivent n’a plus d’essence ce qui, lorsqu’on commence à comprendre que le film ne s’embête pas avec les détails, est finalement logique. Ils se calent donc à l’hôtel pour la nuit (oui c’est une station service qui fait aussi hôtel, puisqu’on vous dit qu’il faut pas s’attarder aux détails), et ils apprennent en regardant la TV que la journaliste est accusée du meurtre de son collègue. Alors que pourtant c’est les militaires les vrais coupables. On est donc face à une conspiration illuminazi reptilienne (#ontemanipule). Mais JVCD il s’en tape, tout ce qu’il veut lui c’est se foutre a poil pour refroidir son corps d’Apollon et reprendre des forces. On a donc droit à un gros plan sur son magnifique cul, et là j’ai arrêté le film (ça fait seulement 30 minutes qu’il a commencé) parce que je venais de jouir, et que le dernier épisode de Black Sails avait fini de télécharger. Donc il était temps de regarder quelque chose de bien. Même si j’adore JCVD.

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On a envie de mettre les doigts.

Conclusion : certains bons souvenirs d’enfance doivent rester au stade de souvenirs.


Non mais sérieux, Black Sails c’est vraiment trop bien.

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