4 FILMS EN 4 MINUTES


Salut tout le monde, c’est John Lemon, le mec le plus pressé du web. J’ai rejoint Sodosopa pour vous parler aujourd’hui de quelques films de merde. Allez on se dépêche j’ai autre chose à foutre.


MULHOLLAND DRIVE

« Le meilleur film du 21e siècle » rien que ça ?!

Ce chef d’oeuvre du cinéma met en scène l’histoire d’une meuf, et d’une autre meuf, puis y a des méchants et… je sais pas j’ai arrêté, c’était beaucoup trop chiant. Ce film a le mérite de nous faire réaliser que dans une bande son, il n’y a pas que les dialogues qui sont importants. Ici, l’absence de musique et de bruitages nous laisse seul face à nos gargouillis post-kebab. On s’emmerde plus que Charlie Sheen à une convention du préservatif. Et non, je ne suis pas curieux de connaître la fin, je m’en bats royalement les couilles de ces deux connasses et David Lynch peut aller niquer sa mère.

J’ai aimé : supprimer ce film de mon disque dur.

J’ai pas aimé : ces 30 minutes de silence qui m’ont rendu sourd.


GERALD’S GAME

« Tu la sens ? -Non, par contre toi tu commences à sentir. »

On passe maintenant à un tout nouveau film qui vient de sortir sur Netflix, Gerald’s Game tiré du livre de Stephen King, le concurrent de McDo. L’histoire, c’est un mélange de 50 Nuances de Grey et de 127 Heures, et c’est génial. Enfin… jusqu’au dénouement qui vient malheureusement tout gâcher. Je conseille d’arrêter le film 10 minutes avant la fin, histoire de rester sur une belle scène (qui se finirait par le mot « Mouse »). D’ailleurs on sent que les producteurs ont insisté pour simplifier l’histoire afin que tout le monde la comprenne, on m’a tellement pris par la main durant le film que ça m’a rappelé les cours de cathéchèse avec le Père Dutroux.

J’ai aimé : les « dialogues » et la tension (et pas seulement dans mon slip).

J’ai pas aimé : l’espèce de conclusion explicative qui ne laisse aucune place à l’imaginaire.


BLADE RUNNER

Star Wars Steampunk.

 Et en parlant de studios qui prennent le spectateur par la main, on va maintenant parler du premier Blade Runner. Il s’agit ici de la version Final Cut, qui est visiblement la plus fidèle à la vision de Ridley Scott, le mec qui faisait des doudounes à la mode y a 20 ans. Quelle différence avec la version originale ? Amélioration de l’image et du son, suppression de la voix off, suppression du happy ending, et ajout de putain de licornes. Parce que Ridley il aime pas quand le spectateur est pris par la main, et ça c’est cool. Par contre qu’est-ce que c’est chiant. Le rythme du film est plus mou que Delormeau dans un strip club, alors que l’histoire est plutôt sympa (des robots esclaves qui veulent leur liberté, et Indiana Jones qui essaie de les buter). Et c’est quand même incroyable qu’y a 30 ans on imaginait que l’intelligence artificielle serait si développée aujourd’hui, mais on n’était pas foutu de concevoir qu’on aurait des TV à écran plat avec plus de 5 couleurs.

J’ai aimé : le fait qu’on puisse aller sur d’autres planètes en 2019, mais qu’on n’ait toujours pas inventé le téléphone portable.

J’ai pas aimé : m’être réveillé juste avant la fin et me la spoiler.


BLADE RUNNER 2049

Et si on mettait Jared Leto sur l’affiche alors qu’on le voit dix secondes dans le film ?

Tout juste sorti au cinéma, voici pour finir la suite de Blade Runner. J’y suis allé avec ma couette et mon oreiller histoire de passer une sieste agréable, mais c’était sans compter la grosse claque dans la gueule que j’allais me prendre. Blade Runner 2049 récompense tous ceux qui ont souffert devant le premier film en leur offrant une suite à se gicler dessus. Ryand Gosling a enfin trouvé le rôle de sa vie, celui d’un robot sans émotion. Ca tombe bien car les émotions, Ryan il a jamais aimé les jouer. Tout ce qu’il veut c’est avoir l’air con devant une caméra avant de rentrer chez lui et avoir l’air cool dans Eva Mendes. Ce film est une merveille, on se fait chier mais avec plaisir. Par contre, je veux bien croire aux voyages dans l’espace, aux robots humanoïdes, et aux voitures volantes ; mais personne me fera avaler qu’en 2049 y aura des Peugeot aux Etats-Unis !

J’ai aimé : voir un film extraordinaire.

J’ai pas aimé : manquer de mouchoirs.


Voilà c’est tout pour aujourd’hui. Je vous laisse, je dois absolument savoir où sont passés les dialogues de Dunkirk.

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