C’EST QUOI THANKSGIVING ? 1


A l’approche de Thanksgiving, Sodosopa.fr a décidé de revenir aux origines de cette fête. Pourquoi les Américains mangent en famille le quatrième jeudi de novembre ? Voici une petite leçon d’Histoire pour ceux qui ont la flemme d’aller sur Wikipedia (Stéphane Bern n’était pas disponible).


Tout commence au 15e siècle lorsque l’Italien Christophe Colomb décide de rejoindre l’Asie en passant par l’océan Atlantique. Pourquoi ? Parce que Colomb est un con. Déjà, il suffit de voir son nom : Colombo en VO, c’est bien quand tu fais du poulet, pas quand tu veux avoir l’air sérieux dans le monde scientifique. C’est pas pour rien s’il a été francisé Colomb comme le réservoir à merde du corps humain, alors qu’à peu de chose près ça aurait pu être : Christophe Colombe, l’homme qui apporte la paix. Mais non, mort et désolation sont au programme.

Représentation la plus fidèle de Christophe Colomb.

Colomb envisage de rejoindre les Indes orientales par la mer parce que c’est un putain de capitaliste qui veut supprimer les intermédiaires qui se trouvent sur le chemin terrestre. Enfin, c’est surtout le Roi d’Espagne qui y voit cet avantage et lui donne les moyens financiers de partir en expédition ; Colomb lui veut juste prouver au monde entier qu’il est capable de découvrir une autre route que celle de la maison close. Et il faut dire qu’il est bien content de pouvoir partir grâce aux Espagnols, car lorsqu’il était allé mendier au Roi du Portugal, ce dernier lui avait tout simplement dit de se foutre ses projets de promenade en bateau bien profond dans le cul (se prononce “Ordem e Progresso” en Portugais). Mais au fait, pourquoi un Italien irait gratter du fric à des bouffeurs de morues et de paellas ? Parce qu’à cette époque, tenez-vous bien chers lecteurs, le Portugal et l’Espagne étaient des pays riches, bien loin des 20% de chômage et des BEP maçonnerie. Incroyable ? Attendez de voir comment étaient la Grèce et Brigitte Bardot à leurs débuts… Le temps est une pute.

En 1492, Colomb arrive enfin à sa destination. Affamé après un mois en mer, il s’empresse de rencontrer les locaux, qu’il nomme logiquement les Indiens, pour leur demander un poulet curry. Malheureusement, il vient juste de découvrir les Bahamas, Cuba et Haïti. Alors pour ouvrir un coffee shop c’est parfait, en revanche niveau route des Indes faudra repasser. C’est d’ailleurs ce qu’il fait plusieurs fois de suite jusqu’à sa mort, mais sans jamais parvenir à rejoindre le pays de Gandhi. Vous étiez prévenus, Colomb est vraiment un con.

Quand tu t’es trompé mais que personne ne peut le prouver de ton vivant.

Environ 130 ans plus tard, on a fini par comprendre que les nouvelles terres découvertes outre Atlantique étaient bien plus intéressantes que celles parcourues par le Gange et ses promesses de chiasses carabinées. Déjà parce qu’y a pas 1,3 milliards d’Indiens qui les surpeuplent, et ensuite car les autochtones ont un retard technologique qui donne un avantage certain à quiconque capable d’appuyer sur un gâchette. Des colons appelés Pères Pèlerins (à ne pas confondre avec le Père Tarain, A-I-N comme pain) partent donc d’Angleterre à bord du Mayflower (bateau célèbre pour avoir traversé l’Atlantique, à ne pas confondre avec le Titanic, bateau célèbre pour avoir tué DiCaprio, et avec Charles Lindbergh, qui n’a pas de bateau mais un avion et un bébé mort), et accostent dans ce qui est aujourd’hui le Massachusetts. Il faut savoir qu’un aller sans retour pour le Massachusetts, c’est comme tout quitter pour habiter dans le Nord de la France : les Pères Pèlerins étaient les Roms de l’époque.

Ils fondent une ville (car en ce temps-là, quatre péquenauds qui campent devant le même arbre on appelait ça une ville) et commencent à mourir de faim et de maladie. C’est grâce à l’intervention de Squanto, un Indien qui parle anglais, que la moitié des colons parviennent à passer l’hiver. En effet, il leur apprend à chasser, pêcher, et cultiver le maïs, car apparemment les Pères Pèlerins ne savent rien faire de tout ça et s’attendaient juste à trouver un Walmart en arrivant en Amérique.

Les premières récoltes étant plus fructueuses que prévu, les colons décident de prendre un jour de repos pour inviter à déjeuner Squanto et ses 90 potes de la tribu des Wampanoags afin de les remercier de leur aide. L’année suivante, ils reprennent un jour de repos, et ainsi de suite, jusqu’à que Thanksgiving soit décrété jour férié. Une belle leçon de vie et d’amitié interraciale. God Bless America.

Les Pèlerins étaient les premiers glisseurs de quenelles recensés.

FIN

(pour les Américains)



SUITE

(pour le reste du monde)

Mais pourquoi Squanto parlait-il anglais ?

Tout simplement car quelques années auparavant, il avait eu l’opportunité de se faire capturer et emmener en Angleterre pour un séjour linguistique forcé. Parce que quand tu passes tes journées à chasser en forêt avec un plume dans le cul pour seul vêtement, apprendre l’anglais c’est vraiment le truc qui manque sur ton CV. Il fut quand même relâché dans son habitat naturel une fois le TOEFL en poche, mais non content de trouver un job à la hauteur de ses nouvelles capacités, il se refit capturer par d’autres Anglais et fut cette fois vendu aux Espagnols en tant qu’esclave. Squanto avait en effet compris qu’un stage à l’étranger lui apporterait l’expérience nécessaire pour se lancer dans le monde du travail. Malheureusement, il déchanta lorsqu’il apprit que les Espagnols n’offraient aucun Ticket Restaurant aux esclaves. Il fuit donc l’Espagne pour l’Angleterre, puis navigua de nouveau vers l’Amérique. Encore et toujours poursuivi par la chance, il découvrit que sa tribu avait été entièrement décimée par la variole en son absence. Il rejoignit alors les Wampanoags, puis rencontra les Pères Pèlerins (le mec s’est fait enlever par des Anglais deux fois de suite, et la première chose qu’il fait lorsqu’il en rencontre des nouveaux c’est les aider à jardiner… Il serait pas un peu con le Squanto ?).

Squanto étant à l’origine de l’expression « à la file indienne ».

Mais si les Indiens étaient si gentils, alors pourquoi y en a plus que deux ou trois aujourd’hui ?

L’expression trop bon, trop con répond en partie à cette question. Les Indiens étaient tellement doués pour rendre service qu’ils ont commencé à servir d’esclaves, car quitte à avoir de la main d’oeuvre gratuite autant qu’elle soit enchaînée et obéissante. Puis lorsqu’ils se sont révoltés, les colons les ont combattus. Mais il faut préciser qu’ils se faisaient déjà des guerres entre tribus car ils pouvaient pas se blairer (les Indiens sont racistes des autres Indiens, par contre quand il s’agit de sucer la bite de l’Homme Blanc là ils ont la bouche grande ouverte). Pour les colons, il suffisait donc de s’allier à une tribu pour en défoncer une deuxième, puis éventuellement de trahir la première et la défoncer aussi. Les gouvernements américains ont signé plus de 400 traités avec les Indiens qu’ils ont systématiquement violés, ça fait plus de viols qu’un jour de l’an en Allemagne.

Etre fier d’être Américan, c’est aussi être fier de ça.

Au fil du temps, l’Homme Blanc et ses maladies ont décimé tellement d’Indiens qu’il a dû importer des Noirs d’Afrique pour continuer le travail dans les champs (mais à aucun moment il a envisagé de faire ça lui-même, probablement par peur des coups de soleil). Alors Spike Lee peut critiquer Django tant qu’il veut, il devrait quand même s’estimer heureux qu’y ait encore des Noirs en Amérique et pas une putain de fête qui célèbre leur dernier repas avant génocide.

Photo sponsorisée par le KKK.


Sodosopa tient à préciser que tous les Blancs ne sont pas racistes puisque certains d’entre eux tuent aussi d’autres Blancs.


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